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7 mois que je n’ai aucun autre sujet de conversation ou presque. La meuf relou qui a bassiné son mec, ses enfants, sa famille, ses amis, ses collègues, son boss, son coach et son chiropracteur à la mort. #Boulet #Pardon

Dans 24h, comme pour beaucoup d’autres, mon premier Marathon. 7 mois que j’y pense, jour et nuit. 6 mois que je m’entraîne. Corps et mental.

Je réalise bien que ce Marathon est entouré d’une force démesurément mythique, en grande partie parce que c’est le premier. C’est cet inconnu à qui j’ai pensé secrètement pendant 10 ans, avant d’avoir le courage de m’inscrire pour le rencontrer en face à face. Lui et moi, pendant 4h15. Lui et moi, et mes 56999 autres potes runners.

A vrai dire, au fond de moi, j’ai hâte d’en découdre. Un peu comme un guerrier qu’on a préparé à une bataille, physique et mentale, il y a un moment où le suspens insoutenable doit s’arrêter et où on doit aller conquérir son rêve. 

J’alterne entre des moments où je me sens forte d’une détermination incassable, où je sais avec une certitude absolue que ma motivation à accomplir ce rêve saura me donner le second souffle quand mon corps criera famine. Et d’autres moments, heureusement plus fugaces mais d’une intensité aigue, où l’ampleur de l’évènement me dépasse, et où je me laisse déborder par son énormité 42,195 km. 

Dans le doute, toujours recadrer sur les certitudes. J’ai confiance en mon entrainement, et je veux accomplir mon rêve, devenir marathonienne. #Yaplusqua

Dimanche, quand je passerai la ligne d’arrivée, je lèverai les yeux aux ciel, et je pleurerai de joie, je le sais. Pis après je vous ferai un selfie, et après j’arrêterai de vous saouler avec cette histoire de marathon, promis. 

Marathon de Paris