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En ce mois d’octobre 2014, je fête mes 8 années de blog. Gosh. 8 années, c’est à la fois très long et très court.

Très long parce qu’en 8 ans, ma vie a eu le temps de faire mille fois le tour d’elle même, de changer mille fois de direction, de faire mille bonds de côté et mille bonds en avant. On retiendra le « en avant » c’est ça qu’ c’est bon, c’est c’qui compte.

Mais c’est aussi très court 8 ans, c’est à peine le temps de courir quelques courses, d’avoir quelques grammes supplémentaires de sagesse, quelques rides et ridules de plus, quelques cheveux blancs énervants, et un peu plus de recul.

Ce que je tire de ces 8 années, c’est que mon rythme de publication a ralenti d’une année sur l’autre. Tout feu tout flamme il y a 8 ans : un peu normal, on ne se posait pas trop de questions à l’époque avant de cliquer sur « publier ». Aujourd’hui, c’est un peu plus un fonctionnement en mode « priorité ». Il me reste dix minutes réveillée dans cette journée, je fais quoi, je lance une machine de linge ou je publie une note ? Bon je vais plutôt passer faire un tour sur vente-privée, je n’ai pas le temps d’écrire une note décente ». Ou un fonctionnement en mode » intérêt » cette note vaut elle vraiment la peine d’être lue, et donc publiée ? Assez souvent je m’auto-bâche et m’auto-censure direct « laisse tomber, ça n’intéresse personne de savoir que tu es fatiguée » => bien vrai.

Parmi mes plusieurs blogs crées depuis celui-ci, seul mon blog de recettes tire encore son épingle du jeu, et trouve grâce à mes yeux avec des publications programmées régulièrement. Ce n’est qu’une question de temps, puisque pour moi, l’effort à fournir pour publier mes recettes est moindre que pour ce blog de chroniques où j’aime prendre le temps d’écrire. C’est très différent.

Une chose reste constante, c’est le plaisir de bloguer. Le plaisir à cliquer sur le bouton « publier », le plaisir de savoir ma note lue, le plaisir de la savoir appréciée, ou commentée, le plaisir des rencontres faites au fil de l’eau sur la toile. Des rencontres irl ou virtuelles, multiples, variées, authentiques, certaines fugitives, d’autres longues durée, mais aucune que je ne regrette. Merci à vous. Merci d’avoir été là ces 8 années.

Mon blog est aujourd’hui une partie de moi. Merci à vous d’être là pour moi. 

8 ans