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Ami(e) du triple w, sept erreurs (ou presque) se cachent dans ce texte. Sauras-tu les retrouver ? 

 

Le matin le réveil sonne, tu passes par une phase de plein déni de 13 secondes, puis, plus réaliste, tu mets le snooze une fois. Mais comme tu culpabilises, tu te lèves avant le deuxième cri du coq. Ou du Big Ben si t'as l'iphone. Tu files à la salle de bains, mais tu lèves malencontreusement les yeux sur le miroir. Tu as un frisson intérieur devant tant de beauté. Tu te hâtes, tu essayes d'enfiler un collant de contension, tu persévères, puis finalement tu abandonnes devant tant d'efforts à fournir alors qu'il fait encore nuit dehors et dans ta tête. Tu enfiles un jean propre et c'est réglé. Tes chaussettes assorties, ton parfum vaporisé, tu vas réveiller ta descendance. Qui t'accueille plus ou moins bien selon leur âge ou leur sexe. Ou les deux en fait. C'est le petit rite de passage de 6h55, tu ne t'en offusques pas plus que ça. Tu gères le plus petit, les 4 autres se gèrent tout seuls. C'est déjà ça de gagné. Tu files à la cuisine et là tu as le choix, un choix imposé par l'horloge qui elle, est bien réglée : soit tu te passes un petit coup de plaques sur ta tignasse, auquel cas tu as une chance d'être potable, soit tu prépares la table du petit-déjeuner. Tu hésites. Le petit-dej fini, tu as déjà reçu 7 alertes de ton appli Transilien qui t'annonce que ton trajet va te coûter cher. En énergie. Tu sonnes le rappel de l'heure du départ à l'école comme si ta vie en dépendait. C'est surtout l'horaire de ton train qui en dépend. Ta fille te lance un dernier regard scotché, focalisé, sur tes cheveux non lissés non plaqués, et te lance : tu vas sortir comme ça maman ? Tu fais genre t'as rien entendu. Le trajet vers l'école est agréable, dans la nuit, sous la pluie, et avec 3 cartables sur le dos, le bio sceau dans la main droite, une menotte dans l'autre. On échange, on partage, des moments uniques et plein de grâce. Lol. Tu arrives devant l'école, qui pour rien au monde n'ouvrira ses portes pas même 30 secondes avant l'heure, et là tu vois que tu as du nutella sur ton jean. T'aurais du mettre tes collants de contension avec une robe. Trop tard. Tu as envie de hurler ta fatigue à la face du monde, mais quand le Directeur de l'école te salue, tu lèves la main et tu l'agites gaiement saluuuuut cool tout va bien, je suis au top, limite j'envisage de sauter sur un vélib pour aller au taf. reLol. Bref, tu cours vers ton métro, qui lui t'emmène vers ta gare, qui elle te propose un train, qui lui t'emmène au Tram, qui lui te dépose sans encombre à l'heure à ton taf. La journée, tu ne vois rien passer, tu bosses telle une acharnée, et paf, il fait à nouveau nuit, et tu commences à recevoir les alertes de ton appli Transilien, tu sais donc que c'est presque l'heure de rentrer chez toi. Tram-Train-Métro, ou Tram-Rer-Métro, ou Train-Métro, ou bref, tu choisis toujours le meilleur combo. Tu rentres pile à l'heure pour faire le shampooing anti-poux que tu devais faire hier mais que tu as oublié de faire. Dès que tu as le flacon de Pouxit dans les mains, c'est bizarre, tes cheveux à toi aussi te grattent à la ouf. Un shampoing de plus ou de moins, franchement, t'es plus à ça près. Tu prends quand même un Upsa 500 pour finir la soirée vivante. Bain, diner, devoirs, dodo. Ouf c'est bon, tu peux maintenant aller faire pipi et enlever tes chaussures. Heureusement que tu n'as pas mis ton collant de contension finalement. Qu'est ce qui est plus galère, l'enfiler ou l'enlever ? Tu ne sais pas et de toutes les façons, tu n'as pas le temps d'y réfléchir. Le temps c'est de l'argent. reLol. Cool, là c'est le moment où tu décompresses. Tu fais un gatal, tu regardes un film, tu blogues, tu survoles les soldes, tu kiffes la life, c'est bonheur. Merde, t'as toujours pas fait tes cheveux. Bon, tu lances la machine de linge, et après promis tu fais tes cheveux. Mais quand tu es en train de lancer le linge, tu remarques que ta baignoire est cracra. Qu'à cela ne tienne, tu sors l'éponge et le cif et tu frottes un bon coup. Si t'attends un autre moment pour le faire, tu ne l'auras jamais. Zut. T'avais promis à ta conscience de faire 20 minutes de vélo d'appartement tout neuf que tu t'es offert à Noël, mais là, non, ça te semble aussi simple que de gravir l'Himalaya à dos de mamouth. No way. Tu remets tes velléités sportives de par devers toi. Tu oublies quoi. A la place tu boiras de l'eau tiède et du jus de citron demain matin. rereLol. Bon tu plies pour la journée, game over, tu décides d'aller au lit, tu lis quelques pages le plus vite possible avant que tes yeux te brûlent. Tu t'endors et attends le reboot du matin qui arrive après une longue nuit de sommeil réparateur. Tu te sens neuve. Le réveil sonne. C'est reparti. 

 

 

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