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Tu fermes les yeux et tu te laisses sombrer dans une douce torpeur. Tu n'as aucun effort à faire, tu es immédiatement envahie par une vague de chaleur intense. 

 

En premier, tu sens ton front qui s'échauffe. Puis ça passe à la tête entière. Tes joues brûlent. Tu n'ouvres surtout pas les yeux. Tu bouges le moins possible. 

 

Tu respires lentement, en méditant sur le chemin de cette goutte de transpiration qui descend le long de ta tempe, dans ta nuque, qui rebondit sur ton épaule, et glisse sauvagement dans le creux de ton corsage. Là. 

 

La chaleur est en toi. Tu tentes d'ouvrir un demi oeil pour observer en douce ta voisine. Pour voir si elle tient le choc. Tu te permets un petit sourire en coin, sous ses tâches de rousseur, elle est toute rouge, comme une tomate dirait ta fille. Tu espères que tu n'es pas aussi rouge qu'elle. 

 

La chaleur devient oppressante. Tu tiens bon, tu t'accroches, tu essayes de penser à l'hiver et au vent du nord. Tu imagines le pôle nord en 1858. Tu es désormais totalement en sueur. Les gouttes se succèdent plus vite que tu ne peux méditer dessus. Il n'y a pas un souffle de vent. 

 

 

Ca ralenti. Les portes s'ouvrent. Tu descends de ton wagon de RER. 

 

 

Calor

 

 

 

une jolie photo morguefile.