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Non, vous n'avez pas la berlue, ni même l'hurluberlue. (J'écris ce que je veux d'abord). J'ai osé le camping à 7. Et j'ai survécu. Pour ceux qui veulent tenter l'aventure, laissez moi vous donner les meilleurs conseils du monde entier de l'interweb. 

 

1. Pour votre premier coup, ne tentez pas la traversée de la France entière en Touran surchargée.  5 enfants tassés sous leurs sacs à dos, surexcités d'aller campinguer, ajoutés à la nénette du GPS qui vous tourne en bourique,  ajoutés à votre moitié qui veut profiter du trajet pour dormir (ha ha je me gausse), ajoutés au bébé qui hurle dans le fond de son siège auto, vous feront perdre la tête (ou les nerfs) à partir du 37 ème kilomètre. Je ne donne pas cher de votre peau au delà du 100 ème. Choisissez bien votre camping au compas réglé sur 100 km max. 

 

2. Avant d'entasser les 7 sacs, et les 5 enfants dans la Touran, assurez vous que la batterie est encore chargée. (Je sais, on n'y pense pas, on a tendance à faire confiance). Le coup de la panne, ça passe assez mal avec les enfants, surtout quand on n'a pas de kleenex pour les torrents de larmes de déception. Pis ça inonde le parking. Pis ça fait perdre 2h pile, le temps de ramener tout le monde du parking à la maison, de téléphoner à un garagiste ouvert le week end de Paques, de le supplier, de lui dire que vous avez 5 enfants toussa toussa, que vous leur avez promis toussa toussa, et pis qu'il vous change la batterie, ouf. 

 

3. Le week-end de Pâques, au dela des frontières du périphérique parisien, il n'y a pas de pharmacie ouverte, ou alors, à 15 km de voiture. Pour les urgences, c'est pas optimal. Or qui dit enfant, dit urgence, mais ça, vous le savez. Ce que vous ne savez pas, c'est que les orties, ça fait maaaaaaal aux petites jambes nue des petits parisiens ignorants et naifs, heureux de gambader enfin en toute liberté. Les orties, ça pique pis ça gonfle, ça boursoufle, c'est laid, c'est une urgence quoi. (Multipliez par le nombre d'enfants pour le degré précis de l'urgence). Ainsi, n'ayez crainte d'alourdir votre Touran d'un sac entier de plus (largement rentabilisé), contenant des pansements de princesse et de némo, de l'hémoclar, de l'antimoustique, crème solaire, de la biseptine, le kit thermomètre/doliprane, et et et, du vinaigre blanc (on n'y pense pas comme ça), pour les guèpes et les orties. 

 

4. Par souci de sécurité psychologique et physique, prenez un cabanon le plus loin possible de la route d'arrivée en voiture des campingueurs et prenez une cargaison de Guronsan pour vous. Un stock de petits parisiens tout frais, lâchés en toute liberté, sans poussette, ni laisse, ni entrave, ne connait plus le mode marche. Ils ne connaissent que le mode course-à-donf-chacun-dans-un-sens-différent, et ce, pendant 72h d'affilée, les doigts dans le nez. Le salut de vôtre âme est dans le Guronsan je vous dit. 

 

5. Choisissez un camping qui ne vous assome pas au supplément. Ah du vélo, oui c'est possible, pour tant de brouzoufs. Ah du tennis, oui c'est possible, pour tant de brouzoufs, ah la pétanque c'est possible pour tant de brouzoufs, ah la mini ferme c'est possible pour tant de brouzoufs, ah vous avez dépassé d'une heure l'heure du check out, c'est tant de brouzoufs… etc… parce qu'en fait, en 72h, vos 5 parisiens voudront profiter au maximum de cette vraie vie, à raison, et vous n'aurez pas le coeur de leur refuser, à raison. 

 

6. Pas d'inquiétude, c'est là que j'arrive les amis, avec mon adresse top magique famille nombreuse première expérience de camping réussie : une équipe gentille comme tout, vélos fournis, raquettes fournies, mini-ferme fournie, verres cassés pas grave, heure de retard pas grave, bref, des gens vraiment sympas, compréhensifs, une équipe pro et sympatique, un patron qui est là, parmi les campeurs, accessible, attentionné pour de vrai, et souriant : le camping Yelloh Village près de Provins. Le paradis tout près de Paris. 

 

7. Appelez moi madame Chirac, madame Patrick Chirac.

 

 

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