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Les amis, aujourd'hui, j'étais désignée volontaire "maman accompagnatrice" pour une sortie de classe au Louvre. (J'aime bien le mot "accompagnatrice" … rien à voir avec le boulot effectif du CDD, cependant.)

Là, vous vous dites, innocemment "Ah sympa, y'a pire comme sortie". Je sais. Moi aussi j'ai pensé ça. Au début. 

Déjà, j'arrive à l'école, et là, oh surprise, il n'y a pas 1 classe de CP à accompagner, mais 2. Notez que "CP" est un mot compte triple. Grosso modo, ça fait une cinquantaine d'enfants de CP (mot compte triple), pour une petite dizaine d'adultes (mot compte demi). 
Ainsi nous partâmes envahir la ligne 14, et la maitresse, non étrangère à mon statut de serial mother of 5, me désigna bien naturellement, chef de file. Sympa. Merci.
Bref, arrivés à la Pyramide, que je n'ai vue que de dos, nous faisons connaissance avec notre guide, qui visiblement encore plus sous V Juice que moi, speedait dans les allées bondées, (bah quand on n'a pas de mot compte triple à "accompagner", fastoche).
Ainsi, nous avons couru devant la maquette de la Forteresse, aperçu la Vénus de Milo au trot, admiré la Victoire de Samothrace le temps de grimper le majestueux escalier 4 à 4, pour arriver ensuite devant Ze Joconde, déconseillée aux femmes enceintes il faut le savoir, en cas de mouvement de foule. Sérieux. C'est grave. Pour finir, vol plané devant le Sacre de Napoléon, où notre guide a essayé de faire comprendre le sens du mot supercherie aux CP (mot compte triple). 
Là les amis, la visite était terminée, exit en vitesse la guide sous V Juice. ça faisait quand même 3 heures que nous autres accompagnatrices étiames en tachychardie intense de peur d'en perdre un comme dirait Piaf, emporté parrrrr la fouleeee.
Le plus difficile au Louvre, vous voulez que je vous dise ? Ben c'était le culture gap qui nous sépare de nos amis touristes japonais, que je salue au passage, dont j'avoue ne pas comprendre l'obsession à photographier nos mots comptent triple, en portrait, avec l'objectif de l'appareil limite contre leur nez ! Il a fallu jouer les chasseuses de paparazzi. "Accompagnatrice". Ouais. A d'autres.
Sur ce, bonne idée de la maitresse de mot compte triple, d'aller pique-niquer dans le jardin des Tuileries. 
Là vous vous dites innocemment, "Y'a pire comme pique-nique" . Je sais. Moi aussi j'ai pensé ça. Au début. 
Une fois qu'on avait enfin trouvé un petit coin de verdure à l'abri des emporté parrrrr la fouleeee, on s'assoit tous. Tous. Et tout le monde déballe son sac de pique-nique, entièrement, sur le gazon. On ouvre la bouche pour savourer nos sandwichs qui avaient un peu transpiré la mayo dans les couloirs du Louvre… et là….. et là ….. : 
Arrosage automatique des pelouses !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oh My God !!!! Hurlements dans tous les sens, panique à bord, et à babord, (et à tribord aussi), tous les mots comptent triple, les gentilles GO et tous les sandwichs sont trempés, en l'espace d'une demi seconde. Ils sont riches en arrosages automatiques aux Tuileries.
Ouaip. Mais même si on a fui comme des rats mouillés avec nos chips mouillées sous les sourires des touristes secs, j'avoue qu'on a quand même bien rigolé après. Et pis on a perdu personne. 
Maintenant, je peux chanter fièrement : 

Viser le Louvre, ça me fait pas peur
Même à l'usure j' y crois encore et en coeur
Des sacrifices, s' il le faut j' en ferai
J'en ai déjà fait, mais toujours le poing levé

Allez, je vais me coucher, je me sens comme la Vénus de Milo, les jambes en moins 😉