S'il était une sublime déesse,
Eperdument amoureuse.
Si elle était Aztèque et prêtresse,
Extrêmement langoureuse.

S'il était son amour déçu et brisé,
Laissant son coeur ensanglanté
A notre déesse désespérée,
Et qu'elle en mourrait.

Si les larmes pourpres et divines
de ces perles de sang
Avaient rencontré un pétale blanc
Immaculé, puis ensanglanté.

Si une fleur rouge sang était née
De cette peine inconsolable et mortelle
de ces larmes de sang éternelles
De cette déesse morte d'amour.

Si cette fleur ne vivait qu'en hiver,
Rouge sang sur le manteau blanc.
Ci cette déesse ne vivait que par elle,
Ne serait ce quelques instants.

Cette plante aztèque existe, pleine de grâce
Elle répond au doux nom de Cuetlaxochitl.
Du nom de sa déesse, je ne trouve trace
Mais son histoire est mienne, universelle.

Cette fleur, dont Pourpre est la couleur
Et éphémère la floraison,
Je l'aime plus que de raison,
Pour ses larmes et sa douleur.

Déesse aztèque au coeur brisé pour toujours,
Au pied de mon sapin tu es.
En souvenir de tes larmes ensanglantées
Et de cette fragilité, même divine, de l'amour.

 

 

 

 

 

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