L'Homme, lâché en milieu social, s'adapte. Parce qu'il a un cerveau, et un coeur (quoique).

Alors, jouant entre les frontières des uns et des autres (les frontière de la liberté, de l'intelligence, de l'adaptabilité de l'Autre), il navigue et s'ajuste, pour avancer.

Et ça marche comme ça, parce qu'on n'est pas seuls au monde, à moins d'avoir choisi la réclusion et de vivre en Hermite, auquel cas au lieu de s'adapter aux Autres, on va s'adapter à son milieu seulement.

Mais parfois, j'avoue, il devient difficile de s'adapter à l'Autre sans se faire violence.

Parce qu'après tout, quant on se heurte à un mur (de bêtise ou autre), on se dit, à quoi bon, je préfère lâcher l'affaire et plutôt que m'adapter à cette personne, je vais faire un détour et passer mon chemin. Ailleurs. Loin.

A quoi bon être un Juste au milieu de malhonnêtes?
A quoi bon être un Savant au milieu d'Ignorants?
A quoi bon être Intègre au milieu de Menteurs?

Pour le plaisir de débattre sans fin? Pour le plaisir de s'arracher les cheveux?

Non merci. Pas pour moi. La vie est trop courte.

Je suis la première à pratiquer et souhaiter l'adaptabilité, mais j'ai mes limites, celles où je passe mon chemin.

 

Il y a longtemps que le rôle de sage est dangereux parmi les fous.
Denis Diderot

 

 

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