Mon deuxième #Marathon, le #MiamiMarathon. Récit.

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3h30 du matin, le réveil sonne. Pas grave, ça fait déjà une heure que je suis réveillée dans le lit (sic), impatiente et nerveuse que je suis. Toutes mes affaires sont prêtes sur la table du salon, je m’habille en silence, je fais mentalement le check final : dossard, Garmin, gels, eau, au moins j’ai le plus important. Je sors dans la nuit direction le métro.

4h. Je suis dans la première rame, avec une poignée d’autres coureurs. On échange des sourires. Je mange une banane et je bois de l’eau. Keep it simple.

5h15. Mon sac est à la consigne, mon gilet sur les épaules, il fait hyper froid -pour Miami j’entends- une dizaine de degrés. Direction le sas de départ. Le premier départ, celui des gazelles-fusées se fait à 6h, puis c’est échelonné, classique.

Je gèle. On essaye de se regrouper compact dans le sas pour se tenir chaud. Et bien sûr, on se demande comment ça va se passer. Est-ce que je vais me blesser ? Est-ce que ça va aller ? Aucune idée, et c’est ça la beauté de l’histoire. Il faut la vivre.

Environ 6h40, c’est à nous ! Je suis gracieuse, tel un petit glaçon sans pattes qui s’élance sur le parcours.

Après les 100 premiers mètres : LA PLUIE ! Et je préfère désamorcer tout de suite le suspens, oui il a plu jusqu’au bout des 42,195 KM. Non-stop jusqu’au bout.

=> A quoi je pense à ce moment là ? « Rien à taper, ça fait 3h que je suis réveillée, 6 mois que je m’entraine, j’ai 700 KM d’entrainement derrière moi, là j’ai un Marathon à courir, et c’est pas la pluie qui va m’arrêter. » Je suis assez motivée, j’avoue, j’ai la Grinta.

C’est parti, je ne me pose plus de question. Je ne pense plus à rien, qu’au moment présent. Je suis en mode « Run the mile you’re in. » Le passé n’est plus, le futur n’est pas. Il n’y a que le kilomètre présent qui existe. Je ne suis pas au jour le jour, je suis au pas le pas. Focus et flow.

Je ne regarde pas ma montre, je ne compte pas les kilomètres. Je cours. Il n’y a que la course et moi, que le bitume et moi, et que la ligne d’arrivée qui m’arrêtera. Je cours, c’est tout. Brut de fonderie. Un peu en mode bourin. Ca fait du bien, être seule avec sa course.

MILE 5. KM 8. Mon estomac grogne. Je crève la dalle. J’ai faim de chez faim. C’est parti pour le premier gel, un tous les 8km, nickel.

MILE 6. KM 10.  Je jette un rapide coup d’oeil sur le chrono, timing 1:04 de course, pas mal. Je me sens bien, je suis encore dans le flow et le focus. Je cours, et c’est tout. C’est bizarre, ça passe vite le moment présent. Je me retrouve à 20 km. Je n’ai rien senti passer. On est en plein Downtown Miami. Mon gilet est carrément trempé, il pèse une tonne. Je fais un mini crochet et le laisse à une femme endormie sous un pont.

MILE 13. KM 21. Le parcours se sépare, les semi-marathoniens nous quittent vers la gauche. Je tourne à droite. Timing 2h16 pour le semi. Bah, ça va.

=> Je fais quoi à ce moment là? Sous la bannière de séparation des deux parcours, instinctivement je pousse un cri, comme de victoire, comme de rage, comme de plaisir intense, tout ça se mélange de toutes les façons. Le Marathon continue. Run the mile you’re in. Pas de question. Rester dans le présent. Focus. Flow. 

MILE 16. KM 26. Mon esprit est en lutte intense contre mes chaussettes. Si si. J’ai la sensation qu’elles font comme un étau, un garrot autour de mes chevilles. Que mes chevilles vont exploser. Je me mets à rêver de ciseaux pour les déchiqueter. Je me déconcentre, j’imagine même taper à une porte de maison demander un cutter, ou finir la course sans chaussette, ou les déchirer avec mes vieilles canines d’omnivore. Je mets 1 ou 2 kilomètres à chasser l’obsession de mes chaussettes de mon esprit et à me re-concentrer sur ma course. Pénible. Mais j’y arrive, et je n’y repenserai plus de toute la course. Ouf.

Focus. Run the mile you’re in. Flow.

MILE 20. KM 32 ! Ok, il ne reste plus que 10 km ! Je regarde ma montre et là je vois un truc de fou : j’en suis PILE à 3h30 de course. Le timing idéal, rêvé, théoriquement incroyable, et que même si j’avais voulu faire exprès, je n’aurai pas pu faire mieux. J’ai couru exactement 10.5 mn par mile pendant 20 miles. Quasi parfait (la perfection se situant à 10 mn pile). Magnifique, génial, je suis aux anges. Je caresse la possibilité théorique de finir en 4h30.  Voire 4h29… J’ai un grand sourire, la banane, la pêche, la foi. La grinta. Je suis en pleine forme.

Je change de mantra pour les 10 derniers km, ce n’est plus « focus & flow ». C’est maintenant « Run fast run hard, run long run strong ». Cette phrase pourtant banale que j’avais lue me tourne en boucle dans la tête, elle cadence mes pas et ma course, en continu. « Run fast run hard, run long run strong »« Run fast run hard, run long run strong »« Run fast run hard, run long run strong »« Run fast run hard, run long run strong ». 

Je me concentre pour ne pas ralentir, pour finir ma course « forte » et avec la grinta intacte.  J’y crois à fond. Je prends mes repères sur les 4 coureurs qui m’entourent. 3 hommes et une femme. Je me concentre pour ne pas les lâcher d’une semelle.« Run fast run hard, run long run strong ». A la seconde où je me déconcentre, je vois que mon corps ralenti immédiatement. Incroyable. Cqfd, je DOIS rester concentrée pour garder mon rythme. La déconcentration c’est la fin des haricots.

MILE 23. KM 37. Kilomètre spécial dans mon coeur. Il en reste 5 à faire, une bagatelle théoriquement. L’année dernière au Marathon de Paris, c’est là que j’avais perdu la foi. D’un coup d’un seul, j’avais ralenti, à moitié moins vite ! J’avais mis 1h à faire les 5 derniers KM à Paris. Cette année, j’ai une GROSSE revanche à prendre sur ces 5 derniers KM. Je veux les finir forte. Revenge. La grinta.

Je ne lâche RIEN. Pas une semelle. Bon, presque. Je me cale toujours sur les 4 coureurs qui m’entourent, je suis contente parce qu’ils ne lâchent rien non plus. Pas une seule pensée de déconcentration. La course et moi, c’est tout ce qui existe. Plus les chaussettes, plus la pluie, plus la faim, plus rien. Juste la course et moi. Elle et moi. Et je veux gagner. Je suis forte. J’accélère la cadence de la petite rengaine « Run fast run hard, run long run strong »« Run fast run hard, run long run strong »« Run fast run hard, run long run strong ». C’est répétitif, mais c’est ça qui me permet de rester concentrée et forte.

MILE 25. KM 40. Une bouffée de force intense m’envahit. Je n’ai mal nulle part, je n’ai aucune blessure, je me sens au mieux de ma forme. J’ai l’impression d’être un lion, que je n’ai pas de limite. J’ai un grand sourire, la banane, la pêche, la foi. Je sais maintenant que plus rien ne peut m’arriver, que je peux courir à fond, tout donner, et finir forte ce Marathon. Ma revanche, je l’ai, et je viens de le comprendre. Ca décuple mes forces.

C’est incroyable. Je suis en train de courir les 2 derniers KM de mon marathon plus vite que les 40 premiers. Je suis en train d’accélérer, et je me sens bien ! Bizarre, je n’en reviens pas moi même, et je profite de cet état de grâce sans me poser de question.

Allez tant que j’y suis, je me tape un petit « sprint final » sur les derniers mètres. Dans ma tête je suis Usain Bolt. Trop d’endorphines je crois. Purée c’est bon les endorphines.

MILE 26.2, KM 42.195. Timing : 04:36:29. Je suis vivante, je suis en bonne santé, je suis libre. Je suis heureuse.

finisher

Rest in Peace George Michael

 

Encore un douloureux rappel de notre si fragile existence. D’une seconde à l’autre une présence qui nous accompagne depuis des décennies nous quitte brutalement. Après 10 ans de blogging, c’est sans doute une des notes les plus douloureuses -avec celle sur David Bowie- que je publie. Celle-ci vient clôturer 2016 avec un vide dans le coeur. Repose en paix l’ami.

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« Supreme » pour la playlist #radioblogueurs2016 de @radioblogueurs

Dans la vie, il y a des trucs importants à faire, et des rdv à ne pas manquer. La Radio des blogueurs de @lolobobo fait partie de ces 2 catégories. C’est quasiment le seul rdv annuel virtuel entre blogueurs auquel je participe 🙂

Ma chanson-contribution de cette été sera celle qui m’a accompagnée pendant toute ma préparation de Marathon : Supreme de Robbie Williams. Du coup elle a un goût particulier à mes oreilles, celui de la sueur et de l’accomplissement (assez délicieux comme goût).

Elle commence à dater un peu, forcément, elle est sortie en 2000, et reprend quelques notes extrapolées de I will Survive de Gloria Gaynor. Bonito.

 

 

Et voici le player de la Radio Blogueurs 2016 :

 

écoutez la radio des blogueurs

 

Je ne tague personne, mais libre à vous de faire comme si, bel été en musique !

 

lolo

Celle qui voulait partir

Directrice d’école et fière de l’être. Sa vie est rangée, organisée, millimétrée. Elle est occupée, très occupée. Elle a mille choses en tête : les noms et prénoms de centaines d’enfants dans ses classes, ou ceux déjà passés par son école, le visage de leurs parents, les anecdotes de leurs parents. Ses heures libres elle les passe à corriger des copies ou à préparer ses cours. Le dimanche, elle fait un scrabble. Elle connait tous les mots obscurs acceptés au scrabble. Elle connait la définition de AY, KA, ou WU. Elle peut citer 6 mots de 3 lettres commençant par N et acceptés au scrabble NAY  NEE  NEF  NEM  NEO  NES. Parfois le soir, elle reçoit à diner un couple d’amis. Elle s’occupe de sa maison, de son mari, de son fils. Elle est directrice d’école et fière de l’être.

Elle ouvre les yeux. Dans la pénombre de sa minuscule chambre, elle ne distingue rien. Elle ne voit pas ses cheveux gris, un peu trop gras, un poil trop longs, tomber le long de sa chemise de nuit. Elle ne sait plus où elle est. Dans son appartement, dans une chambre d’hôpital, ailleurs ? Et quelle heure peut-il bien être ? Et quel jour de la semaine se lève ? De toutes les façons, tout ça n’a plus d’importance, elle n’attend qu’une chose. Que la mort mette un terme à cette fin de vie sans intérêt, sans joie, sans but, et surtout sans mémoire.

Elle, la jolie Directrice d’école que toute la ville connaissait, enviait et admirait, sénile, perdue dans les pages de son éphéméride, est-on en juin 2012 ? en juin 2009 ?  Elle qui était occupée, si occupée, aujourd’hui assise dans un fauteuil incliné à releveur relax 12h par jour le regard perdu à la fenêtre vers l’immeuble d’en face. Elle qui pouvait avoir mille choses en tête, ne se souvient pas de ce qu’elle a mangé hier soir. Elle qui passait ses heures libres à corriger des copies ou à préparer ses cours, ne sait plus qu’elle doit laver ses habits. Elle qui gérait des centaines d’élèves, ne s’occupe plus de personne, et même plus d’elle-même. Elle était directrice d’école et fière de l’être. De ça, elle s’en souvient encore, pour l’instant. Mais le reste il vaut mieux l’oublier. Autant que sa mémoire la quitte pour de bon, plutôt que de la narguer à revenir par à coups pour lui faire ouvrir les yeux sur ce qu’est devenue sa vie.

 Si la femme qu’elle était, portait un regard aujourd’hui sur la femme qu’elle est devenue, se reconnaitrait-elle ? Si la femme qu’elle était, savait qu’elle deviendrait la femme qu’elle est, l’aurait-elle seulement cru ? Si la femme qu’elle était avait pu changer quelque chose pour aider la femme qu’elle deviendrait, l’aurait-elle fait ?

Son troisième âge est pour elle aujourd’hui comme un long coup de poignard dans le dos, qui n’en finit pas de tourner et retourner dans les chairs à vif. Une fin de vie qui ne lui offre en souvenir que des larmes sans fin que personne ne voit couler le long de ses fines rides. 

Quand je lui tiens les mains et que je l’embrasse, j’embrasse aussi la jolie Directrice d’école que tout le monde connaissait et admirait.

#ParisMarathon, menu de mon premier marathon

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Rêve réalisé, je suis marathonienne à dater du dimanche 3 avril 2016 ! Plus beau challenge de ma life !

OK, maintenant pour les détails.

Oui, finalement c’était aussi dur que ce que je pensais. Mais pas de la façon dont je l’imaginais, histoire de laisser un peu de suspens pendant 42,195 km. La douleur n’a pas été brutale « le mur, toussa, toussa », mais elle a été progressive et insidieuse à partir des 10 derniers km… et surtout des 5 derniers. (J’ai été plus forte qu’elle quand même).

Vu que j’allais dans l’inconnu total, j‘avais 3 objectifs. Le théorique à 4h15, le 2nd entre 4h15 et 5H, et le dernier, l’objectif de base du 1er Marathon : le terminer, vivante (grosse pression de ma mère sur celui là). J’ai fini à 5h03. Mais c’est pas ça le plus important. Le plus important c’est la première phrase là haut, faut jamais oublier ça 🙂

Pendant mon entrainement, je savais, je savais, je savais, qu’il fallait que je prépare mon mental autant que mes jambes, si ce n’est mieux, parce que je me disais au cas où mes jambes me lâchent (ce qui était normal et quand même attendu pour cette distance) je savais que je pourrai compter sur mon mental pour ne jamais lâcher l’affaire. J’ai bien fait d’entrainer les deux les gars.

Départ : magique, mais mollo. 

Pourquoi j’y suis allé mollo ? Déjà à cause ma mère. Mais sinon, aussi parce que j’avais entendu mille histoires de gens qui vont trop vite au début, se grillent, et explosent au 30ème. Et bien ces histoires sont vraies. Je les ai vus, de mes yeux, vus. Dur.

Ma première impression de ce Marathon a été une une super ambiance, internationale, une course mythique, mais aussi une énorme surprise sur le nombre  de gens qui marchent tout au long du parcours, même dans les premiers km …et alors à partir du 39ème km, ceux qui couraient étaient plus rares que ceux qui marchaient. Chaud bouillant.

Les premiers 33 / 34 km ont été magiques, je n’ai rien vu passer, rien senti, j’ai profité de chaque foulée, j’ai adoré chaque seconde, j’étais dans l’instant présent toute la course, j’étais dans mon élément. Le bonheur. J’étais heureuse d’être là, j’avais de la chance d’être là et je le savais. Gratitude et sourire, tout au long de ces 33/34 premiers kilomètres.

Au 33ème, mes jambes ont commencé à montrer des signes de fatigue manifeste, et c’est là que j’ai commencé à ralentir, j’étais bien, mais juste moins bien quoi. 

34ème, j’appelle ma tête, je lui dit de passer la seconde.  Je lui ai dit, là, ça va être à toi de jouer vraiment, maintenant. Et le cerveau sergent général des armées à pris les choses en main : tu ne lâches rien. Bon, juste un peu de vitesse, mais rien de plus.

35ème : ma tête est forte, je préfère cent millions de fois plus la douleur que les regrets, je ne marcherai pas.

36ème : hors de question de marcher, tu es plus forte que ce marathon. Ma tête parle à mes jambes en direct, ça ne transite plus par moi. A aucun moment je ne sombre dans le négativisme, je savais que ça allait être dur et ça l’était. Point final.

Au 37ème, my god. Chaud patate. Sérieux les kilomètres à partir du 37 font LE DOUBLE des kilomètres normaux d’avant. Y’a énorme dol.

Mais le cerveau sergent général heureusement lui ne craint pas la fatigue, il est resté incorruptible. Tu ne lâches rien, un pied devant l’autre. Dans ma tête, je compte jusqu’à 4 en boucle, sur un air militaire. 1234, 1234, 1234…. je ne pense qu’à ça, je compte et je mets un pied devant l’autre, je ne pense à rien d’autre. 

Si, je pense à une seule autre chose : chaque kilomètre a une personne associée. Je compte, je pense à la personne pour qu’elle me donne des forces, je compte, je pense, je compte, je pense.

Quoi le fuck  : qui a mis des sections pavées sur la fin du parcours ?  Un sadique. Le mental se marre, il se bidonne sur cette petite blagounette, et il reste plus fort que les pavés, je ne marcherai pas. On arrête quand on a fini, pas quand on a mal. 

Au 40ème, énorme banane … mais plus de jus dans les jambes, elles sont complètement mortes. Je ne peux que maintenir mon allure, comme un robot. Et c’est déjà bien, me souffle le cerveau sergent général, vu le nombre de gens qui marchent autour de moi … pas faux, je lui réponds. La course est sensée faire mal, on s’entraine pour pouvoir le supporter, c’est ça, le verbe endurer. Endurance. Marathon. La boucle est bouclée.

Une fois le 42 ème arrivé, il faut savoir que « courir » se réduisait alors à « ne pas marcher », le tout en boitant. Mais pour les derniers 195 m juste pour la forme, j’ai « accéléré » (morte de rigole).

Sur la ligne d’arrivée : j‘essaye de sourire pour la photo, je lève les yeux au ciel et je crie MERCI dans ma tête. Puis YES. Puis je pleure. Puis je remercie mon corps pour ce qu’il a accompli, et je remercie mon mental d’avoir été fort. Puis je me rend compte que je boite, mais je m’en fous, je suis la fille la plus heureuse du monde à ce moment là.

Je n’ai pas marché une seule fois. Pas une fois je n’ai lâché. Pas une fois je n’ai même considéré lâcher. Ce n’était pas une option. Pour moi, le marathon c’était courir, 42,195 km. Mon mental a été impeccable, il a marché de concert avec mes jambes. J’ai été heureuse et positive toute la durée du Marathon, même quand j’ai réalisé que je ne ferai pas le temps du dossard, osef, même quand je souffrais, osef.

Alors oui j’ai mis 5h03 pour mon premier marathon, 7mn par km en moyenne au lieu des 6 mn prévues …. mais à la fin ce qui compte ? C’est la première phrase la haut, en haut de page : je suis marathonienne 🙂

Attention : je tiens à remercier expressément ici ma famille et mes amis, présents sur le parcours, présents à mes côtés pendant certains kilomètres de la course, ou présents en pensée, pour leur soutien irremplaçable. MERCI. Vous êtes merveilleux.

Encore une fois aussi, merci à mon coach et ma chiro pour ces 7 mois de préparation. Ce matin je n’ai aucune blessure, courbature, je suis en pleine forme, au paradis. C’est grâce à vous 🙂

Bravo à tous les participants, merci aux bénévoles, aux sponsors, aux organisateurs, et à la sécurité.

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#ParisMarathon : à J-1 de mon 1er Marathon

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7 mois que je n’ai aucun autre sujet de conversation ou presque. La meuf relou qui a bassiné son mec, ses enfants, sa famille, ses amis, ses collègues, son boss, son coach et son chiropracteur à la mort. #Boulet #Pardon

Dans 24h, comme pour beaucoup d’autres, mon premier Marathon. 7 mois que j’y pense, jour et nuit. 6 mois que je m’entraîne. Corps et mental.

Je réalise bien que ce Marathon est entouré d’une force démesurément mythique, en grande partie parce que c’est le premier. C’est cet inconnu à qui j’ai pensé secrètement pendant 10 ans, avant d’avoir le courage de m’inscrire pour le rencontrer en face à face. Lui et moi, pendant 4h15. Lui et moi, et mes 56999 autres potes runners.

A vrai dire, au fond de moi, j’ai hâte d’en découdre. Un peu comme un guerrier qu’on a préparé à une bataille, physique et mentale, il y a un moment où le suspens insoutenable doit s’arrêter et où on doit aller conquérir son rêve. 

J’alterne entre des moments où je me sens forte d’une détermination incassable, où je sais avec une certitude absolue que ma motivation à accomplir ce rêve saura me donner le second souffle quand mon corps criera famine. Et d’autres moments, heureusement plus fugaces mais d’une intensité aigue, où l’ampleur de l’évènement me dépasse, et où je me laisse déborder par son énormité 42,195 km. 

Dans le doute, toujours recadrer sur les certitudes. J’ai confiance en mon entrainement, et je veux accomplir mon rêve, devenir marathonienne. #Yaplusqua

Dimanche, quand je passerai la ligne d’arrivée, je lèverai les yeux aux ciel, et je pleurerai de joie, je le sais. Pis après je vous ferai un selfie, et après j’arrêterai de vous saouler avec cette histoire de marathon, promis. 

Marathon de Paris

RIP, #DavidBowie.

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Incrédulité.

Tristesse immense.

Le silence douloureux du choc cède peu à peu aux premières notes de guitare Space Oddity dans ma tête.

Les souvenirs affluent, des années bercées au son de ta voix : des moments de solitude sereine avec mon premier walkman et The man who sold the world, des joies intenses hurlant Modern Love au volant de ma Fiat, des parties de baby foot endiablées dans une caféteria de Jouy en Josas sur Space Oddity en se prenant pour Major Tom ou Ground Control selon l’humeur.

Une jeunesse main dans la main avec toi. Une vie entière à tes côtés régulièrement. Et maintenant tu n’es plus là. Mais maintenant tu es immortel.

The stars look very different today.

Love you forever David Bowie.

Rest in peace.

David Bowie

1976: David Bowie poses for an RCA publicity shot in 1976. (Photo by Michael Ochs Archives/Getty Images)

#Running : bilan 2015

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  • 1058 km courus au total cette année, en progression régulière mensuelle pour terminer avec un mois de décembre à 150 km, heureuse. Très heureuse. Moultes endorphines les amis.
  • 3 livres fétiches retenus parmi tous ceux lus : la Bible du running de Jerome Sordello, Courir anatomie et mouvement de Philip Striano , et How bad do you want it de Matt Fitzgerald.
  • 3 paires de chaussures bien amorties des Nike, des Mizuno et celles en cours depuis octobre, que je préfère au final, les Adidas Adizero. Plus fines, je n’attaque plus talon comme en début d’année, mais avec le plat du pied. Ma course est plus légère.
  • De nouveaux objectifs réalisés avec nouvelles courses courues pour la première fois : le semi marathon de Paris en mars, la Paris Versailles en septembre et les 20 km de Paris en Octobre. A chaque fois, une progression des performances très motivante.
  • Une meilleure forme globale avec des séances de vélo d’intérieur, de steps, et de PPG. Les fiches de gainage et autres exercices dispos sur Pinterest m’ont beaucoup aidé.
  • Au final, un corps plus ferme, et 7 kilos perdus depuis le début d’année, je me sens mieux, et je suis contente du chemin parcouru depuis le 1er janvier 2015.
  • Des moments vécus en course inoubliables, qui n’appartiennent qu’à moi, mon jardin secret : des levers de soleil roses flamboyants, des pleines lunes sur fond d’encre, de la sueur, de la douleur, mais tellement de bonheur dans le dépassement.
  • Un nouvel objectif fixé pour 2016 : courir mon premier marathon, mon Everest. Ce sera le Marathon de Paris le 3 Avril. J’y pense tous les jours, depuis que j’ai eu le courage de m’inscrire. L’entrainement avec un si bel objectif est enivrant.
  • En 2016, ça fera 10 ans que je cours, j’aurai 45 ans, et je participerai à la 40e édition du Marathon de Paris avec 57000 autres coureurs. Intense. Flippant. Papillons dans le ventre. Joie.

Bonne année ami(e) lecteur(trice) ❤

adidas adizero boost femme rose

9 ans de blogging, et une #Course en plus : le Paris Versailles

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Ce n’est pas tant la distance du Paris Versailles qui m’inquiétait (16.3 km), mais la renommée de la fameuse Côte des Gardes et son petit dénivelé schématisé de façon super adorable sur le site de la course

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Ce dessin est sans doute destiné à limiter le nombre d’inscriptions à la Grande Classique, et j’avoue, j’avoue, il fait peur. Sans compter le bouche à oreilles horrible du style « Ah oui, mon meilleur ami a vomi ses tripes en haut de la Côte ». « Ah oui j’ai lu sur un blog que c’était la mort assurée ». Sympa vieux, merci bien du partage.

Sauf que, sauf que, pour nous autres les 22040 coureurs au départ cette année, la peur c’est bon, c’est le défi, c’est le challenge, c’est le coeur qui bat, c’est la victoire sur soi et sur ce qu’on peut accomplir quand on s’en est fixé l’objectif.

J’ai donc couru régulièrement tout l’année et tout l’été, en mode #noexcuse, canicule ou pas, pluie ou pas, cheveux en vrac ou pas, et surtout surtout, j’ai fait 2 choses hyper importantes :

  • du gainage, du vélo, et du step, en plus de la course à pied toutes les semaines
  • plusieurs entraînements sur la Côtes de gardes même, seule ou en collectif avec les super équipe de Planet Jogging qui nous a offert ça sur les 3 dimanches avant la course. C’était absolument parfait ! Avoir la chance de préparer la partie la plus corsée du parcours, c’est top !

paris versaillesL’entrainement a porté ses fruits, j’ai fini sans blessure. La Course a été géniale, de la première à la dernière minute, le départ était bien géré, il a fait beau, il y avait des coquelicots sur le bord de la route, du soleil sur la cime des arbres, de la bonne humeur dans l’air, et l’arrivée sur l’Avenue de Paris, royale. C’est passé crème (en 1h41). 

Mon prochain défi, c’est donc dimanche hein, le 11 octobre, avec les 20 km de Paris. J’ai hâte de m’y frotter. Plus de 30000 inscrits, ça va encore être une grosse course, chargée, mais y’a moyen de prendre pas mal de plaisir sur cette belle distance (ou crever).

Si tu as lu cette note jusqu’au bout, sache que c’est l’anniversaire de mon blog, 9 ans de blogging, main dans a main, avec des hauts et des bas, des années fastes et des années maigres, mais toujours ce même frisson à l’ouverture de la page blanche. Merci d’être passé par là pour fêter ça ami lecteur. Cheers !